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L’échographie 3D

Interview avec la Dre. Cristina Ros
Médecin gynécologue spécialiste en techniques d’imagerie en reproduction assistée. Médecin consultant de FIVclínic

Quand est-ce que votre intérêt pour la médecine reproductive est née ?

Pendant toute ma formation en tant que médecin résident d’Obstétrique et de Gynécologie à l’Hospital Clínic de Barcelone, j’ai vécu directement l’application des grandes avancées technologiques de l’imagerie échographique dans l’étude de la morphologie fœtale de la femme enceinte. À la fin de cette formation, je me suis intéressée spécialement à l’échographie gynécologique ; plus spécifiquement, à apprendre comment nous pouvions appliquer ces nouvelles technologies telles que l’échographie tridimensionnelle et l’augmentation de la résolution des images, dans le domaine de la gynécologie et la reproduction. De ce fait, j’ai réalisé plusieurs stages de formation en Italie, en Pologne et au Brésil avec des échographistes experts dans plusieurs domaines, et j’ai transféré cette nouvelle vision dans mes stages quotidiens à l’hôpital.

Et qu’est que cela nous a apporté dans le champ de la reproduction ?

Alors, en premier lieu, de remplacer l’hystéroscopie diagnostique comme étude de base de la cavité utérine par l’échographie transvaginale en 3D. Le développement de l’échographie transvaginale tridimensionnelle nous fournit une évaluation, non seulement sur deux plans, mais aussi sur un troisième plan, des génitaux internes : le plan coronaire. C’est le plan choisi pour identifier et classer des malformations utérines tells que des septa utérins, des utérus bicornes ou des utérus unicornes, qui passeraient inaperçus dans une étude bidimensionnelle et qui ont des répercussions reproductives importantes.

De plus, cela nous permet également d’évaluer avec une plus grande précision la protrusion d’un myome sur la cavité endométriale, ainsi que sa grandeur ou son volume. En dernier lieu, dans le cas de synéchies ou d’adhérences endocavitaires suite à des curetages ou d’autres processus, l’échographie tridimensionnelle permet de visualiser la mesure exacte de la cavité utérine, ce qui permet de mieux évaluer toute zone pouvant être déformée. Ainsi, aujourd’hui, nous indiquons la réalisation d’une hystéroscopie que dans le cas où nous aurions identifié ou soupçonné une pathologie endocavitaire lors d’une échographie 3D, technique bien plus agréable pour la patiente.

La technologie 3D est également applicable pour la détection de tumeurs ovariennes ou de pathologies tubaires grâce à la visualisation d’un troisième plan et à la possibilité d’analyse off-line du volume obtenu.

L’échographie 3D est-elle une technique utile dans l’étude de l’endométriose ?

D’autre part, notre hôpital est un centre de référence en matière de douleurs pelviennes et de cas d’endométriose. L’endométriose est une maladie gynécologique qui provoque des douleurs pendant la menstruation, d’autres types de douleurs pelviennes et même la stérilité. Outre le fait d’affecter les ovaires, cette maladie peut aussi toucher d’autres structures pelviennes telles que la vessie, le vagin, l’espace rétro-utérin et rétro-cervical, ou le gros intestin (rectum et Sigma).

Il y a quelques années, à la fin de ma résidence, le diagnostic de cette maladie était réalisé par le biais d’une chirurgie laparoscopique, bien que dans des centres spécialisés par des radiologues formés pouvant identifier cette maladie à travers l’IRM y travaillaient. Du fait de m’être intéressée à ce sujet, je me suis sous-spécialisés dans ce champ. Les échographies de dépistage de l’endométriose comprennent une évaluation exhaustive de l’utérus et des ovaires avec des échographes à haute résolution et des sondes tridimensionnelles, ainsi que d’autres organes pelviens tels que la vessie ou le rectum. Cette évaluation approfondie et en détail du bassin serait indiquée chez des femmes présentant des douleurs menstruelles sévères, des douleurs pendant les rapports sexuels (dyspareunie) ou des douleurs pelviennes. Cette évaluation serait de même conseillée dans le cas d’une exploration physique suspecte d’endométriose ou de kystes d’endométriose (endométriomes ou kystes « chocolat ») sur une échographie conventionnelle, associés au foyer d’endométriose profonde dans plus de la moitié des cas. En raison de l’association de cette maladie avec la stérilité, cette évaluation dans une clinique de reproduction assistée est fortement conseillée.

En somme, l’échographie tridimensionnelle est déjà considérée comme un test utile pour l’évaluation de la cavité utérine avant tout traitement de reproduction assistée, ainsi que lors de l’examen plus en détail de pathologies annexielles. L’échographie transvaginale avec des sondes à haute résolution par des échographistes experts permet d’évaluer en détail le reste de structures pelviennes, telles que la vessie, le rectum, le vagin et les ligaments rétro-utérins et rétro-cervicaux, qui peuvent être affectées chez des femmes souffrant d’endométriose, modifiant ainsi le pronostic de reproduction. Mon activité appliquée au monde de la reproduction est gratifiante et très motivante puisque cela aide à une meilleure approche de la femme qui souhaite tomber enceinte.


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